Archives de l’auteur : Michèle Lorrain

Yuan Lin : réunir la famille

Voir à l’Est – Le Tordeur, L’Isle Verte
peinture
2006

Une certaine idée de la Chine se décline ici dans un rapport de distance géographique et culturelle. La démarche du groupe s’inscrit à l’intérieur d’un processus visuel et met en scène trois «lieux de rencontre» traversés par différents modes d’interprétation.

  • L’atelier
  • Le modèle
  • L’étude

Chacun des lieux interroge notre rapport à l’autre avec des moyens simples utilisés pour identifier les sphères complexes du commerce, de la société et de la culture chinoise. Chacun d’eux questionne, entre autre par des pratiques participatives, notre niveau d’engagement à s’investir dans la connaissance de l’autre, qu’il soit individu, groupe ou société.

Michèle Lorrain_L’atelier
Pour mettre en forme l’atelier, j’use de façon ludique de la peinture à numéros en fabriquant une image d’un canard en peluche, représentée en quatre versions et formats différents. Sur une toile montée sur châssis, une des versions peintes est complétée et sert de modèle. Les autres motifs de canard sont simplement dessinés et accompagnés des numéros correspondants aux couleurs appropriées. Ces peintures inachevées sont offertes aux visiteurs pour être complétées à l’aide des pinceaux et médiums mis à leur disposition dans l’espace de travail. La mise en scène de l’atelier rappelle le travail à la chaîne des ouvriers et les gestes rompus à l’exercice quotidien de fabrication d’objets de consommation. Le produit se confond ici avec le désir de création.

Yuan Lin_Le modèle
Pour le modèle, nous avons fait appel à Yuan Lin. C’est une jeune fille de 12 ans, originaire de la province du Hunan en Chine centrale. Sa culture est québécoise à l’image de ses parents adoptifs. Nous avons discuté ensemble de l’intention de travail et de l’importance pour Yuan Lin d’être partie prenante du projet de création, à la fois «comme modèle et peintre». Les parents, autant que l’enfant, ont accueilli le projet avec intérêt et se sont pleinement investis.

Dans le modèle, Yuan Lin a offert à ses parents et amis 32 carrés de toile à peindre au cours de séances de travail tenues à l’été 2006. Ils sont maintenant regroupés pour former un grand canevas de 183cm X 254cm ordonnancé de la façon suivante :

  • 23 portraits de Yuan Lin réalisés par des membres de sa famille, par des amis, sa gardienne et par des compagnons ou compagnes de classe ;
  • 6 peintures de Yuan Lin  représentant son univers familial, ses jeux, ses rêves, ses désirs, ses projets d’avenir, etc.
  • 3 espaces répartis dans l’ensemble de la toile sont demeurés vierges.

Christian Bilodeau_L’étude
Christian Bilodeau est un artiste visuel qui s’intéresse à la culture chinoise (la langue, la filmographie, la gastronomie) de façon autodidacte. Pour le projet, il a réalisé un corpus de pictogrammes chinois en relation avec sa connaissance du mandarin. Ces dessins-langage sont réalisés sur papier, sur verre et panneaux de bois.

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Série Vox

Vox : moduler les icônes. Centre d’exposition des Gouverneurs, Sorel, 2001
Vox : déplacer les paroles. Centre d’exposition de Val-d’Or, 2003
Vox : garder le silence. Musée d’art contemporain des Laurentides, Saint-Jérôme, 2003
Vox : voix blanche. Centre Gérard-Ouellet, Saint-Jean-Port-Joli, 2004

Vox : voix blanche. GRAVE, Victoriaville, 2005

Dans cette série de peintures, l’aspect social ou l’idée de collectivité prend des allures de sacs de bulletins de vote. Par contraste, les sacs vides deviennent le support arbitraire d’une peinture et d’une facture qui traitent du potentiel singulier de l’individu. Où commence ou disparaît l’individuel dans le collectif. La singularité qui devrait nourrir l’individu représente-t-elle un bruit, un son ou une voix dans une collectivité ?

La relation à l’autre est encore présente dans cette série mais toujours incertaine. On peut la voir en train de se construire ou au contraire, se dénouer, se délier et se fondre dans l’anonymat. L’individu est seul, la société demeure anonyme. Jusqu’où l’une assujettit-elle l’autre dans une nécessaire mise en commun des relations humaines ?

La série Vox a été présentée dans différents lieux d’exposition en adoptant un point de vue spécifique pour chaque environnement selon le mode d’installation et la présence d’œuvres complémentaires.

Vox : moduler les icônes. Centre d’exposition des Gouverneurs, Sorel, 2001

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Vox : déplacer les paroles. Centre d’exposition de Val-d’Or, 2003

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Vox : garder le silence. Musée d’art contemporain des Laurentides, 2003

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Vox : voix blanche. GRAVE, Victoriaville, 2005

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D’où tant de fragilité, d’où tant d’inconstance?

Regart, Lévis
peinture
2001

D’où tant de fragilité, d’où tant d’inconstance ? Je ne puis resoulder ce verre. [1]
Jean de Sponde

Cette exposition parle de  distance. Celle que l’individu entretient avec lui-même et avec les autres. Les quatre miroirs peints FIN-FOR-FOU-FOI occupent une pièce fermée de dimension restreinte, où chacun des murs affiche un des miroirs convexes. Lorsqu’il pénètre dans la pièce, le visiteur est spontanément confronté à sa propre vue et à celles réfléchies et multipliées des miroirs. Il devient un et un autre et perçoit des sentiments contradictoires :

Joie de se voir, inquiétude de se connaître : il n’y a pas de
regard sur soi qui ne porte en même temps plaisir et crainte.

Il se surprend en-dehors de lui-même alors que le miroir peint dévoile sa fonction dichotomique par l’édification ou la déconstruction symbolique de l’individu.

Les miroirs en révélant notre personne à la conscience, nous incitent à comprendre les étapes de son édification.

Le miroir introduit « une nouvelle poétique de l’éphémère et du discontinu [qui] rappelle à l’homme que le monde n’est pas une composition harmonieuse et que le sens de la vie n’est pas une donnée immédiate. »

Les quatre mots phonétiquement semblables, FIN – FOR – FOU – FOI, qui s’inscrivent sur les miroirs, contribuent à renforcer des effets d’introspection et de révélation au monde propre à l’objet spéculaire.

La ressemblance ne fait pas tant un, comme la différence fait autre.

Je ne me trouve pas où je me cherche et me trouve plus par rencontre que par inquisition de mon jugement.

Dans les peintures de blocs comme avec les miroirs, la présence de l’individu se manifeste et se modifie dans une organisation non structurante du monde, où le rapport à l’autre s’effectue par morcellement, par bribes et rapiècements.


[1]  Miroirs. Jeux et reflets depuis l’Antiquité, éd. Somogy.
Les phrases en italique sont issues de cette publication.

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Mœurs

SKOL, Montréal
peinture et photographie
1995

12. Car ici (lorsque je considère les couleurs, par exemple) nous sommes purement et simplement incapables d’introduire un ordre quelconque dans les concepts. Nous restons plantés là, comme un bœuf devant la porte peinte de son étable.
78. Il pourrait y avoir des hommes qui ne comprendraient pas notre façon de nous exprimer quand nous disons que l’orange est un jaune tirant sur le rouge, et qui ne seraient enclin à dire quelque chose de ce genre que là où ils verraient de leurs yeux un processus de transition du jaune au rouge en passant par l’orange. Et pour de tels êtres l’expression «un vert tirant sur le rouge» ne devrait présenter aucune difficulté.
Ludwig Wittgenstein. Remarques sur les couleurs.
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Les Joues de linge

Oboro, Montréal
peinture
1991

Que peut-on dire de l’identité personnelle et de sa vraisemblance? Et si la vraisemblance implique déjà une mise en doute, cela nous entraîne dans une réflexion sur la recherche et la perte de l’identité personnelle. À travers les points de vues multiples et dans l’univers de représentations qui nous habite, comment peut-on circonscrire l’émergence d’une identité individuelle et un tel édifice est-il possible?

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Œuvre acquise par la Collection Prêt d’œuvres d’art du Musée national des beaux-arts du Québec, 1992
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L’implacable

La Chambre blanche, Québec, 1990
exposition solo

Musée régional de Rimouski, 1993
Centre culturel de l’Université de Sherbrooke, 1997
Galerie d’art de l’Université de Moncton, 1998
exposition collective L’Éthique du doute sous le commissariat de Lisanne Nadeau

Le projet rassemble une série de 30 ais ferrés (imprimerie) composés de 28 planches peintes et 2 planches photographiques. La disposition des ais varie selon le lieu d’exposition.

Le travail procède par énumération et association, chaque partie pouvant être lue individuellement ou comme faisant partie d’un tout. L’œuvre se contracte pour évoquer la présence humaine en la confrontant aux différentes parties qui la composent.

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Lisanne Nadeau. Quatre histoires ou l’éthique du doute.
Rimouski : Musée régional de Rimouski, 1993.
Catalogue d’exposition

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La Fiction

OPTICA, Montréal, 1989
Plein sud, Longueuil, 1989
Musée du Bas-Saint-Laurent, Rivière-du-Loup, 1990

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VOIR, Vol.3 No 31, du 29 juin au 5 juillet 1989

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Le Combat pour le lion

Espace La Veillée, Montréal
peinture/installation
1989

D’abord, il y a eu cette rencontre avec la littérature du suédois Stig Dagerman et plus particulièrement avec son roman L’île des condamné. Ensuite, l’envie de transposer cette écriture profonde et symbolique et d’en faire glisser le sens dans une pratique en arts visuels. L’installation Le Combat pour le lion a été conçue en fonction de l’espace théâtral de La Veillée. La Veillée s’est imposée à la fois pour la parenté littéraire et la configuration de l’espace scénique.

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Les Albums

La réalisation des Albums a débuté pendant ma résidence au studio Cormier, à Montréal, en 1988. À ce moment-là, la Bibliothèque nationale était située à proximité du studio Cormier, sur la rue Sherbrooke, et à chaque semaine, on jetait les couvertures d’annales dont le contenu avait  été microfilmé. Les Albums représentent une recherche parallèle aux grandes peintures sur toile de la série La Fiction que j’ai amorcées pendant ma résidence. Ils sont réalisés à partir de documents photographiques ou d’objets trouvés et s’animent dans l’assemblage ou le contraste des motifs. Je conçois les différentes séries des Albums comme un journal de bord sur lequel s’inscrivent des fragments sensibles.

Les Albums ont été présentés dans des musées et centres d’artistes du Québec dont le Musée national des beaux-arts du Québec, Musée d’art contemporain des Laurentides, Musée du Bas-Saint-Laurent, Plein sud, Vu, La Chambre blanche.

Les Albums dispersés

Album dispersé - 1
59 X 97 cm
Collection Prêt d’œuvres d'art du Musée national des beaux-arts du Québec

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Album dispersé – 2
56 X 95 cm
Collection Banque d’œuvres d’art du Canada
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Album dispersé – 3
94 X 57 cm
Collection privée
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Album dispersé – 4
60 X 95 cm
Collection Banque d’œuvres d’art du Canada
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Album dispersé – 5
56 X 91 cm
Collection privée
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Album dispersé – 6
60 X 102 cm
Collection Caisse populaire de l’Anse de La Pocatière
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Album dispersé – 8
60,5 X 106,5 cm
Service des activités socioculturelles de l’Université Laval
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Album dispersé – 9
60,5 X 110 cm
Collection Prêt d’œuvres d’art du Musée national des beaux-arts du Québec
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Album dispersé – 10
60,5 X 105 cm
Collection permanente d’œuvres d’art du Cégep de La Pocatière
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Album dispersé -11
59 X 95 cm
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Album dispersé -12
59 X 94 cm
Collection Banque d’œuvres d’art du Canada
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Album dispersé -13
59 X 94 cm
Collection Banque d’œuvres d’art du Canada
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Album sans histoire – le lion
59 X 91 cm
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Album sans histoire – le renard
56 X 95 cm
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Album sans histoire – les vautours
61 X 97 cm

Les Albums pourfendus

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Album pourfendu – 1
36 X 44,5 cm
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Album pourfendu – 2
96,5 X 48,5 cm
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Album pourfendu – 3
41 X 50,5 cm
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Album pourfendu – amies
62 X 100 cm

 

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Album pourfendu – la maison
59 X 136 cm
Collection privée

Les Albums série noire

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Album série noire – la cabane
59,2 X 43
Collection privée
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Album série noire – sans titre
59,5 X 185 cm

Dans ma cour

Centre communautaire Vimont
1900, rue Bédard, Laval
Cartel Laval. L’art public, vecteur de mouvement
2015

Photographie grand format montée sur caisson lumineux.
300 cm X 420 cm

DANS MA COUR évoque un objet monumental, une citerne installée dans l’arrière-cour d’une maison de ferme à Laval, dont la  forme rappelle celle d’un bateau suspendu. Par ce projet, j’ai voulu faire remonter un peu de la mémoire du lieu et offrir un espace autre à cet objet insolite, marqueur d’identité, qui invite au voyage imaginaire.

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En 2014, j’ai présenté l’installation vidéo LA CITERNE dans le caveau historique des frères Goyer. Le projet DANS MA COUR découle de ce projet. Les frères Goyer partagent ici quelques souvenirs liés à la citerne et à leur maison natale qu’ils habitent toujours à Chomedey.   

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Les lieux-dits

Centre multifonctionnel de Sainte-Clotilde-de-Beauce
2014

Intervention picturale et en relief dans une niche déjà existante
Acrylique, bois, toile

Le lieu-dit est un endroit de faible étendue qui porte un nom qui souligne une particularité géographique ou historique. Les lieux-dits sont liés au territoire et aux gens qui l’occupent ou qui y ont vécu. Ils représentent la mémoire d’une communauté.

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L’œuvre est réalisée en bois de grange et la superposition des planches rappelle le modèle des granges construites dans la municipalité de Sainte-Clotilde. J’ai choisi de travailler avec le bois de grange parce qu’il réfère au patrimoine bâti et à l’architecture vernaculaire de Sainte-Clotilde. Il représente le territoire et la communauté qui s’invite dans le nouveau centre. Le bois de grange est aussi un rappel historique de la naissance du Christ dans une étable.

La silhouette verte découpée dans le bois est celle de la grange que j’ai photographiée en mars 2013. La forme ressemble à une flèche qui pointe vers l’intérieur et le lieu de rassemblement. Dans la foi chrétienne, la couleur verte représente l’espérance et l’immortalité. Le vert symbolise également la renaissance de la nature et l’éveil de la vie. On l’associe aujourd’hui aux préoccupations écologiques et à la sensibilisation environnementale.

La série de planches colorées de longueurs variées, disposées à l’horizontale, rappelle les jeux de blocs de construction et rythme la composition de l’œuvre.

Le cercle blanc taillé dans le bois figure comme la lune dans le paysage. Le cercle renvoie aussi aux jeux de ballon qui sont pratiqués dans la grande salle. Il est aussi le souvenir de l’auréole de la Vierge qui occupait la niche avant les rénovations. Le cercle est une figure universelle qui se prête à plusieurs interprétations dont celles de la solidarité et de l’entraide, présentes dans ce projet.

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Tout autour

Bibliothèque La Voûte de l’Imaginaire
Municipalité de Saint-Éphrem-de-Beauce
Odette Roy, architecte
2012

Intervention murale sur un mur du corridor attenant à la bibliothèque
2.7 mètres de hauteur par 5.6 mètres de largeur
Peinture sur miroirs convexes contrecollés sur merisier russe
44 cm et 74 cm de diamètre.

Empreint d’originalité, le traitement pictural des miroirs convexes combiné au rythme de leur disposition sur le mur, en juxtaposition avec les bandes verticales peintes directement sur celui-ci, offre une lecture d’ensemble de l’œuvre à la fois ludique et chargée de sens. De plus, le traitement de chaque support dont on peut percevoir les plis du contreplaqué russe fait délibérément écho au traitement architectural qui, lui, met en valeur la structure apparente des poutres de bois dont l’une d’elles est située à l’extrémité gauche du mur dédié. Par extension, les plis du merisier russe qui entoure les miroirs convexes peuvent être associés métaphoriquement aux pages d’un
livre et à la richesse du contenu qu’il renferme.

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Ronde

Bibliothèque publique affiliée de Vallée-Jonction
Municipalité de Vallée-Jonction
Paul Baillargeon, architecte
2007

Ensemble de onze peintures sur miroirs convexes décrivant une ellipse sur le mur adossé au comptoir de réception.
Chaque miroir : 31 cm de diamètre

L’iconographie des peintures sur miroirs convexes reprend des scènes de la vie quotidienne glanées dans des archives photographiques. Les images qui en résultent sont autant de morceaux choisis évoqués dans les littératures de l’imaginaire.

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Une telle demeure

Foyer Bonne-Entente
Municipalité de Saint-Apollinaire
Lafrance et Maillot, architectes
1994

Intervention picturale sur le mur intérieur du hall, face à l’entrée principale du bâtiment.
Acrylique sur merisier et toile marouflée, cadre en frêne.
108 cm X 367 cm

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Les grandes gens

Centre d’accueil St-Ignace
Municipalité de Cap St-Ignace
Pierre Boutin, architecte
1994

Interventions picturales sur bois
Salle à dîner : acrylique sur panneaux de merisier, acajou et noyer. 170 X 448cm
Salle de séjour : acrylique sur merisier russe et sur entoilage contrecollé sur bois. 170 X 295cm

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