Archives de catégorie : Travaux

Série Vox

Vox : moduler les icônes. Centre d’exposition des Gouverneurs, Sorel, 2001
Vox : déplacer les paroles. Centre d’exposition de Val-d’Or, 2003
Vox : garder le silence. Musée d’art contemporain des Laurentides, Saint-Jérôme, 2003
Vox : voix blanche. Centre Gérard-Ouellet, Saint-Jean-Port-Joli, 2004

Vox : voix blanche. GRAVE, Victoriaville, 2005

Dans cette série de peintures, l’aspect social ou l’idée de collectivité prend des allures de sacs de bulletins de vote. Par contraste, les sacs vides deviennent le support arbitraire d’une peinture et d’une facture qui traitent du potentiel singulier de l’individu. Où commence ou disparaît l’individuel dans le collectif. La singularité qui devrait nourrir l’individu représente-t-elle un bruit, un son ou une voix dans une collectivité ?

La relation à l’autre est encore présente dans cette série mais toujours incertaine. On peut la voir en train de se construire ou au contraire, se dénouer, se délier et se fondre dans l’anonymat. L’individu est seul, la société demeure anonyme. Jusqu’où l’une assujettit-elle l’autre dans une nécessaire mise en commun des relations humaines ?

La série Vox a été présentée dans différents lieux d’exposition en adoptant un point de vue spécifique pour chaque environnement selon le mode d’installation et la présence d’œuvres complémentaires.

Vox : moduler les icônes. Centre d’exposition des Gouverneurs, Sorel, 2001

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Vox : déplacer les paroles. Centre d’exposition de Val-d’Or, 2003

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Vox : garder le silence. Musée d’art contemporain des Laurentides, 2003

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Vox : voix blanche. GRAVE, Victoriaville, 2005

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D’où tant de fragilité, d’où tant d’inconstance?

Regart, Lévis
peinture
2001

D’où tant de fragilité, d’où tant d’inconstance ? Je ne puis resoulder ce verre. [1]
Jean de Sponde

Cette exposition parle de  distance. Celle que l’individu entretient avec lui-même et avec les autres. Les quatre miroirs peints FIN-FOR-FOU-FOI occupent une pièce fermée de dimension restreinte, où chacun des murs affiche un des miroirs convexes. Lorsqu’il pénètre dans la pièce, le visiteur est spontanément confronté à sa propre vue et à celles réfléchies et multipliées des miroirs. Il devient un et un autre et perçoit des sentiments contradictoires :

Joie de se voir, inquiétude de se connaître : il n’y a pas de
regard sur soi qui ne porte en même temps plaisir et crainte.

Il se surprend en-dehors de lui-même alors que le miroir peint dévoile sa fonction dichotomique par l’édification ou la déconstruction symbolique de l’individu.

Les miroirs en révélant notre personne à la conscience, nous incitent à comprendre les étapes de son édification.

Le miroir introduit « une nouvelle poétique de l’éphémère et du discontinu [qui] rappelle à l’homme que le monde n’est pas une composition harmonieuse et que le sens de la vie n’est pas une donnée immédiate. »

Les quatre mots phonétiquement semblables, FIN – FOR – FOU – FOI, qui s’inscrivent sur les miroirs, contribuent à renforcer des effets d’introspection et de révélation au monde propre à l’objet spéculaire.

La ressemblance ne fait pas tant un, comme la différence fait autre.

Je ne me trouve pas où je me cherche et me trouve plus par rencontre que par inquisition de mon jugement.

Dans les peintures de blocs comme avec les miroirs, la présence de l’individu se manifeste et se modifie dans une organisation non structurante du monde, où le rapport à l’autre s’effectue par morcellement, par bribes et rapiècements.


[1]  Miroirs. Jeux et reflets depuis l’Antiquité, éd. Somogy.
Les phrases en italique sont issues de cette publication.

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Mœurs

SKOL, Montréal
peinture et photographie
1995

12. Car ici (lorsque je considère les couleurs, par exemple) nous sommes purement et simplement incapables d’introduire un ordre quelconque dans les concepts. Nous restons plantés là, comme un bœuf devant la porte peinte de son étable.
78. Il pourrait y avoir des hommes qui ne comprendraient pas notre façon de nous exprimer quand nous disons que l’orange est un jaune tirant sur le rouge, et qui ne seraient enclin à dire quelque chose de ce genre que là où ils verraient de leurs yeux un processus de transition du jaune au rouge en passant par l’orange. Et pour de tels êtres l’expression «un vert tirant sur le rouge» ne devrait présenter aucune difficulté.
Ludwig Wittgenstein. Remarques sur les couleurs.
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Les Joues de linge

Oboro, Montréal
peinture
1991

Que peut-on dire de l’identité personnelle et de sa vraisemblance? Et si la vraisemblance implique déjà une mise en doute, cela nous entraîne dans une réflexion sur la recherche et la perte de l’identité personnelle. À travers les points de vues multiples et dans l’univers de représentations qui nous habite, comment peut-on circonscrire l’émergence d’une identité individuelle et un tel édifice est-il possible?

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Œuvre acquise par la Collection Prêt d’œuvres d’art du Musée national des beaux-arts du Québec, 1992
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L’implacable

La Chambre blanche, Québec, 1990
exposition solo

Musée régional de Rimouski, 1993
Centre culturel de l’Université de Sherbrooke, 1997
Galerie d’art de l’Université de Moncton, 1998
exposition collective L’Éthique du doute sous le commissariat de Lisanne Nadeau

Le projet rassemble une série de 30 ais ferrés (imprimerie) composés de 28 planches peintes et 2 planches photographiques. La disposition des ais varie selon le lieu d’exposition.

Le travail procède par énumération et association, chaque partie pouvant être lue individuellement ou comme faisant partie d’un tout. L’œuvre se contracte pour évoquer la présence humaine en la confrontant aux différentes parties qui la composent.

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Lisanne Nadeau. Quatre histoires ou l’éthique du doute.
Rimouski : Musée régional de Rimouski, 1993.
Catalogue d’exposition

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La Fiction

OPTICA, Montréal, 1989
Plein sud, Longueuil, 1989
Musée du Bas-Saint-Laurent, Rivière-du-Loup, 1990

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VOIR, Vol.3 No 31, du 29 juin au 5 juillet 1989

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Le Combat pour le lion

Espace La Veillée, Montréal
peinture/installation
1989

D’abord, il y a eu cette rencontre avec la littérature du suédois Stig Dagerman et plus particulièrement avec son roman L’île des condamné. Ensuite, l’envie de transposer cette écriture profonde et symbolique et d’en faire glisser le sens dans une pratique en arts visuels. L’installation Le Combat pour le lion a été conçue en fonction de l’espace théâtral de La Veillée. La Veillée s’est imposée à la fois pour la parenté littéraire et la configuration de l’espace scénique.

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Les Albums

La réalisation des Albums a débuté pendant ma résidence au studio Cormier, à Montréal, en 1988. À ce moment-là, la Bibliothèque nationale était située à proximité du studio Cormier, sur la rue Sherbrooke, et à chaque semaine, on jetait les couvertures d’annales dont le contenu avait  été microfilmé. Les Albums représentent une recherche parallèle aux grandes peintures sur toile de la série La Fiction que j’ai amorcées pendant ma résidence. Ils sont réalisés à partir de documents photographiques ou d’objets trouvés et s’animent dans l’assemblage ou le contraste des motifs. Je conçois les différentes séries des Albums comme un journal de bord sur lequel s’inscrivent des fragments sensibles.

Les Albums ont été présentés dans des musées et centres d’artistes du Québec dont le Musée national des beaux-arts du Québec, Musée d’art contemporain des Laurentides, Musée du Bas-Saint-Laurent, Plein sud, Vu, La Chambre blanche.

Les Albums dispersés

Album dispersé - 1
59 X 97 cm
Collection Prêt d’œuvres d'art du Musée national des beaux-arts du Québec

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Album dispersé – 2
56 X 95 cm
Collection Banque d’œuvres d’art du Canada
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Album dispersé – 3
94 X 57 cm
Collection privée
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Album dispersé – 4
60 X 95 cm
Collection Banque d’œuvres d’art du Canada
09albumSW
Album dispersé – 5
56 X 91 cm
Collection privée
13albumSW
Album dispersé – 6
60 X 102 cm
Collection Caisse populaire de l’Anse de La Pocatière
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Album dispersé – 8
60,5 X 106,5 cm
Service des activités socioculturelles de l’Université Laval
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Album dispersé – 9
60,5 X 110 cm
Collection Prêt d’œuvres d’art du Musée national des beaux-arts du Québec
10albumSW
Album dispersé – 10
60,5 X 105 cm
Collection permanente d’œuvres d’art du Cégep de La Pocatière
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Album dispersé -11
59 X 95 cm
05albumSW
Album dispersé -12
59 X 94 cm
Collection Banque d’œuvres d’art du Canada
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Album dispersé -13
59 X 94 cm
Collection Banque d’œuvres d’art du Canada
15albumSW               
Album sans histoire – le lion
59 X 91 cm
16albumSW
Album sans histoire – le renard
56 X 95 cm
17albumSW
Album sans histoire – les vautours
61 X 97 cm

Les Albums pourfendus

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Album pourfendu – 1
36 X 44,5 cm
03albumpourfenduSW
Album pourfendu – 2
96,5 X 48,5 cm
02albumpourfenduSW
Album pourfendu – 3
41 X 50,5 cm
33albumSW
Album pourfendu – amies
62 X 100 cm

 

lamaisonSW
Album pourfendu – la maison
59 X 136 cm
Collection privée

Les Albums série noire

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Album série noire – la cabane
59,2 X 43
Collection privée
29albumSW
Album série noire – sans titre
59,5 X 185 cm